● QUI ? Delphine Barrais et Tiphaine Réto, deux journalistes indépendantes.

● QUOI ? Un web-reportage multimédia.



● OÙ ? Zanzibar, archipel tanzanien dans l'Océan Indien.

● QUAND ? Du 5 au 25 février.


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“Nous pêchions entre 25 et 50 kilos de poissons par jour”

Dimbani Moussa, 63 ans, vit à Tumabatu, l’île de pêcheurs qui fait face au village de Mkokotoni, dans le nord d’Unguja. Pendant 27 ans, il a pris la mer tous les jours de la semaine (sauf le vendredi, jour de prières) pour faire vivre ses 7 enfants et leur permettre d’aller à l’école.

« Chez nous, dans un bateau il a 7 personnes à bord. Nous partions le matin après la première prière pour pêcher des barracudas, du thon, du requin, des sardines et maquereaux… Nos cordes pouvaient aller jusqu’à 120 mètres de profondeurs et nous prenions entre 25 et 50 kilos de poissons par jour que nous revendions sur les marchés de Mkokotoni ou de Stone Town. Parfois, lorsque les vents étaient favorables, nous partions 2 jours pêcher au large du Tanganyika. Il fallait alors larguer les amarres à 14h, passer la nuit en mer pour arriver au petit matin à Dar es-Salaam ou dans une ville du Kenya. Aujourd’hui je suis un homme d’affaire. Je possède mon propre bateau que je loue à des pêcheurs et que j’utilise pour transporter des fruits entre Unguja et Tumbatu.»

De nouvelles générations de pêcheurs ont pris la place de la génération de Dimbani. Rien n’a changé si ce n’est la quantité de poissons disponibles. Les bateaux de pêche industriels qui croisent au large de Dar es-Salaam raflent les prises.

posted : Thursday, April 16th, 2009