● QUI ? Delphine Barrais et Tiphaine Réto, deux journalistes indépendantes.

● QUOI ? Un web-reportage multimédia.



● OÙ ? Zanzibar, archipel tanzanien dans l'Océan Indien.

● QUAND ? Du 5 au 25 février.


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Des portes en chantier

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Rubea a 32 ans. Il est allé à l’école de Stone Town pour apprendre son métier de sculpteur. Après 2 années d’une formation qui lui aura coutée 5000 shillings tanzaniens, il a rejoint la fabrique de Kidimni il y a 15 ans. « Nous travaillons à la commande explique t-il tandis qu’une radio crache une musique incertaine sous l’abri qui tient lieu de fabrique. Une poule s’élance de la table voisine sans perturber le sculpteur qui poursuit : Nous sommes 10 ici à Kidimni, et construisons en moyenne 100 portes par an selon la demande. »

Plusieurs collègues intrigués se sont approchés pour prendre part à la discussion, d’autres scient, poncent, taillent, assemblent les fameuses pièces sans réveiller les assoupis. Un livre nous est apporté, le groupe poursuit : « A trois, nous mettons environ une journée à concevoir une porte. Nous commençons toujours par le cadre et la pièce qui relie les deux battants avant d’ajouter les battants en question. Selon les clients les sculptures sont prédéfinies ou laissées à notre imagination, mais dans tous les cas la tradition est respectée. Les Arabes ont des portes rectangulaires avec des symboles qui appartiennent à leur culture comme le poisson ou les chaines et les Indiens des portes au sommet arrondies. »

Une porte coûte en moyenne 700 $ pour les européens (appelés les « Wazungu ») et 7 000 shillings tanzaniens pour les Zanzibaris.

posted : Wednesday, March 18th, 2009