● QUI ? Delphine Barrais et Tiphaine Réto, deux journalistes indépendantes.

● QUOI ? Un web-reportage multimédia.



● OÙ ? Zanzibar, archipel tanzanien dans l'Océan Indien.

● QUAND ? Du 5 au 25 février.


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Un archipel épicé

Elles sont partout, étalées dans la rue, enrubannées sur le comptoirs des marchés, cultivées dans les hauteurs de Stone Town ou bien encore cuisinées dans les gargotes et restaurants de l’île…

Elles sont rouges, jaunes, noires, en poudres ou en graines, en racines ou en écorces, souvent bon marché et toujours de qualité. Zanzibar n’a pas usurpé son nom d’île aux épices.

Historiquement les épices pour la plupart sont d’origine indonésienne. Ces territoires colonisés par les Hollandais, ont permis aux Européens de garder le monopole sur ces produits de luxe pendant de nombreuses années.

Introduites à Zanzibar au début du XIXe siècle par le sultan d’Oman Sayid Sa’id, le clou de girofle puis la cardamome, le gingembre, la vanille, le poivre, le piment, la muscade ou bien encore le curcuma ont connus un vif intérêt. Objectif ? Trouver une contrepartie au commerce des esclaves en déclin. Installé à mi-chemin entre les Indes néerlandaises productrices et les puissances européennes consommatrices, l’archipel de Zanzibar s’est imposé comme fournisseur officiel des épices dans le monde. Aujourd’hui encore il reste parmi les principaux exportateurs de clou de girofle au monde. Il produit environ 20 000 tonnes par an.

Les « spice tours » organisé à Stone Town permettent, pour 5 à 15 $, de découvrir les épices sur pied dans les plantations des hauts de l’île. Au programme, selon le guide, une histoire de ces épices et de leur utilisation dans la culture zanzibarite, un repas local aromatisé et une rencontre avec les producteurs.

 

posted : Thursday, April 2nd, 2009