● QUI ? Delphine Barrais et Tiphaine Réto, deux journalistes indépendantes.

● QUOI ? Un web-reportage multimédia.



● OÙ ? Zanzibar, archipel tanzanien dans l'Océan Indien.

● QUAND ? Du 5 au 25 février.


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Le Taarab, une musique émouvante

Le taarab (de l’arabe tariba qui signifie « être ému ») mêle des sons à l’influence africaine, arabe et indienne. La musique traditionnelle de Zanzibar est tout aussi métissée que son histoire, ses habitants et sa cuisine.

Apporté d’Arabie, le taarab fut joué dans le palais du sultan dès les années 1820. Mais il fallut attendre les années 1900 que le sultan Seyyid Hamoud bin Muhammed encourage la formations des premiers clubs pour la musique devienne officielle.

Un orchestre traditionnel comprend un chanteur et plusieurs dizaines de musiciens qui jouent des instruments occidentaux et traditionnels dont le violon, le qanûn (instrument à cordes pincées de la famille des cithares sur table), l’accordéon, le nay (une flûte arabe) et des percussions. Pendant longtemps, partitions écrites et textes (souvent emplies de jeux de mots et de double sens sur le thème de l’amour) n’existaient pas. Aujourd’hui les paroles sont plus travaillées et s’inscrivent dans la tradition de la poésie swahili.

Parmi les grands noms du taarab, notez : Seita Sidi Bin Saad, Mohamed Ilyas ou bien encore Bi Kidudé.

posted : Friday, April 3rd, 2009