● QUI ? Delphine Barrais et Tiphaine Réto, deux journalistes indépendantes.

● QUOI ? Un web-reportage multimédia.



● OÙ ? Zanzibar, archipel tanzanien dans l'Océan Indien.

● QUAND ? Du 5 au 25 février.


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Une initiation au Taarab

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Jeudi 12 février, 18h, la parade vient de rejoindre la scène plantée dans le fort arabe de Stone Town. L’édition 2009 du festival Sauti za Busara est lancée. Le soleil se couche doucement tandis qu’une légère brise peine à rafraîchir l’atmosphère ; un marchand de glaces tente de se frayer un chemin entre les jambes des spectateurs. Assises sur la pelouse, nous sommes dans la foule. Le nez vissé sur la scène, nous nous apprêtons à entendre notre premier concert de taarab.

Le groupe Culture Musical Club se charge de notre initiation. Un délice. Fondé en 1958, ce groupe de 15 artistes est le premier club de taarab zanzibari. Il compte plus de 100 chansons à son actif et se produit dans le monde entier et notamment en Europe depuis 1996, aux Etats-Unis, en République Dominicaine et au Japon.

Sur scène le Culture Musical Club alterne taarab et kidumbak, un style de musique très proche du taarab et souvent accompagné d’une danse rythmée et suggestive. Nous comptons pour l’orchestre du taarab 3 violons, un qanûn (instrument à cordes pincées de la famille des cithares sur table), 2 accordéons, une basse, un dumbak (un tabla de la famille des membranophones d’origine arabe, fait de terre cuite et de peau de chèvres), 2 paires de bongos avec rika ainsi que des chanteurs et un chœur de femmes.

L’orchestre de kidumbak compte 3 violons, une tea-chest bass (basse à une corde faisant résonner une caisse à thé) 2 batteries ainsi que des claves, des maracas, des chœurs de femmes et des danseuses.

Danse de Kidumbak

posted : Friday, April 3rd, 2009