● QUI ? Delphine Barrais et Tiphaine Réto, deux journalistes indépendantes.

● QUOI ? Un web-reportage multimédia.



● OÙ ? Zanzibar, archipel tanzanien dans l'Océan Indien.

● QUAND ? Du 5 au 25 février.


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Les boutres : interdits et tabous

Un boutre (terme d’origine perse) est un navire arabe, construit en bois, assemblé bord à bord et présentant une étrave allongée et une poupe en tableau surélevée. Le gréement comporte 1 à 2 mâts très inclinés sur l’avant et une voile trapézoïdale dite « arabe », fixée sur une très longue antenne. Au fil des siècles, ces embarcations sont devenues l’un des symboles de l’île aux épices. L’archipel baigne dans des eaux qui servent de scène à leurs ballets incessants.

Il existe une grande variété de boutres (définis selon la taille et la fonction) qui sont, à Zanzibar, construits au seul et unique chantier du village de Nungwi. Les artisans qui s’y trouvent appliquent les mêmes gestes que leurs ancêtres, sont soumis aux mêmes interdictions et tabous.

Ainsi, lors de la construction d’un boutre, il est interdit de : - s’asseoir sur la quille ou dans le bateau, - grimper nu sur la coque ou avec des chaussures, - s’approcher de l’embarcation avec un bâton de marcheur. Le propriétaire quant à lui doit assurer certains rituels, comme par exemple réciter une partie du coran et effectuer des sacrifices (de vache, mouton et/ou poulet) pour assurer la protection de son embarcation.

Enfin, la mise à l’eau (pour les très grands boutres seulement, soit environ 2 par ans) consiste en un rituel qui réunit propriétaire(s), constructeurs et habitants du village de Nungwi. Au programme : danse et ripaille.

posted : Tuesday, April 14th, 2009